En quoi consiste cette pratique
La cohérence cardiaque repose sur la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) : contrairement à un métronome, l'intervalle entre deux battements du cœur varie en permanence, sous l'influence des deux branches du système nerveux autonome, sympathique et parasympathique. À partir de la fin des années 1990, les chercheurs Evgeny Vaschillo et Paul Lehrer ont décrit qu'une respiration volontairement ralentie, à un rythme proche de 6 cycles par minute, fait passer cette variabilité à un régime ample et régulier, dit « cohérent ». L'Inserm situe cette approche dans la continuité des techniques de contrôle respiratoire pratiquées de longue date, à l'image du pranayama du yoga.
Aux États-Unis, l'institut privé HeartMath a développé, à partir de la même période, des outils de biofeedback autour de ce principe ; ses travaux ont aussi fait l'objet de critiques, certains observateurs les qualifiant de pseudoscience. En France, c'est le psychiatre David Servan-Schreiber qui a fait connaître la cohérence cardiaque au grand public en 2003, dans son livre Guérir. Le médecin David O'Hare a ensuite diffusé, en 2012, un protocole simplifié resté la référence grand public : la « règle des 3-6-5 » (trois fois par jour, six cycles respiratoires par minute, pendant cinq minutes).





