Technique · Shiatsu

Do-In

Le Do-In est une pratique japonaise d'automassage, d'étirements et de respiration, inspirée du Dao Yin chinois ancien : à la différence du shiatsu, elle se pratique seul, sur soi-même.

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175 communes couvertescommunes
60 € tarif médiantarif médian
60 min durée la plus courantedurée courante

En quoi consiste cette pratique

Le terme japonais « Do-In » (道引, parfois transcrit « Dō-in ») reprend directement les caractères du chinois Dao Yin (導引), une notion de la médecine taoïste ancienne dont des traces écrites figurent dans des textes médicaux chinois classiques comme le Huangdi Neijing[1]. Le Dao Yin serait arrivé au Japon aux alentours du Ve siècle, où les caractères ont été conservés à l'identique pour en marquer la filiation[1]. La pratique associe des étirements et mouvements inspirés de danses anciennes, des exercices respiratoires, des postures de relâchement au sol, de l'automassage et de la méditation, dans le but déclaré de favoriser la circulation du Ki (l'énergie, selon les médecines traditionnelles asiatiques) et la détente du corps[1][2].

La distinction essentielle avec le shiatsu, avec lequel le Do-In partage son vocabulaire (méridiens, pressions), tient dans la manière de le pratiquer : le shiatsu se reçoit, d'un praticien à un receveur, tandis que le Do-In « se pratique par soi-même, sur soi-même »[2]. Shizuto Masunaga (1925-1981), fondateur du courant du Zen Shiatsu et de l'institut Iokai à Tokyo, décrivait le Do-In comme un ensemble de pratiques destinées à faire circuler l'énergie dans tout le corps au moyen de la respiration et du mouvement[2][3]. En Occident, sa diffusion doit beaucoup à l'enseignant japonais Michio Kushi (1926-2014), qui a contribué à introduire la macrobiotique moderne aux États-Unis à partir de 1949 et publié en 1979 The Book of Do-In (Japan Publications)[4].

À qui elle s'adresse

Le Do-In est proposé comme une pratique de bien-être et de détente à pratiquer soi-même : gestion du stress, relâchement corporel, prise de conscience de sa respiration et de ses tensions. Il ne s'agit ni d'un diagnostic ni d'un traitement d'une pathologie. Aucune étude scientifique consacrée spécifiquement au Do-In n'a été identifiée dans les sources consultées pour cette page ; les données disponibles sur son efficacité proviennent essentiellement des organismes qui l'enseignent, non d'une évaluation indépendante. L'article que lui consacre Wikipédia en français le rapproche du shiatsu et le signale comme relevant, selon lui, d'une pseudoscience aux yeux de la communauté scientifique — une classification à lire avec la prudence que commande le fait que cet article est lui-même signalé, depuis 2018, comme insuffisamment sourcé[5].

Comment ça se pratique

Sur Paralib, le Do-In est proposé exclusivement par des praticiens formés au shiatsu, le plus souvent comme un complément à leurs séances : soit intégré à une séance de shiatsu pour transmettre des mouvements à reproduire ensuite chez soi, soit sous forme d'ateliers ou de cours collectifs dédiés à l'apprentissage de la pratique. Aucun matériel ni tenue particulière n'est nécessaire : les exercices peuvent se pratiquer chez soi, au bureau ou ailleurs, adaptés au temps et aux besoins de chacun[2]. Durée, format (individuel ou en groupe) et tarif varient selon le praticien : ces informations sont indiquées sur chacune des fiches des praticiens Paralib référencés ci-dessous.

Praticiens Paralib

Retrouvez ci-dessous les praticiens Paralib proposant le Do-In, tous formés par ailleurs au shiatsu, avec leurs coordonnées, leurs autres spécialités et les avis de leurs clients.

Mention de prudence santé

Le Do-In est une pratique de bien-être et ne remplace pas un avis médical. En cas de symptôme ou de pathologie, consultez un médecin.

Questions fréquentes

Non. C'est la différence essentielle avec le shiatsu : le Do-In se pratique seul, sur soi-même, sous forme d'étirements, d'automassage et d'exercices respiratoires, alors que le shiatsu est donné par un praticien à un receveur.

Sources
Toshiatsu, école de shiatsu, consulté en août 2026 — Page « Do-In » : définition, citation de Shizuto Masunaga, distinction avec le shiatsu, absence de matériel nécessaire
Shiatsu-France, consulté en août 2026 — « Chronique du Do In - les origines du do-in japonais » : étymologie (Dao Yin chinois), arrivée au Japon (Ve siècle), Huangdi Neijing, principes
Wikipédia (EN), consulté en août 2026 — « Shizuto Masunaga » : biographie, fondation de l'institut Iokai (1968)
Wikipédia (EN), consulté en août 2026 — « Michio Kushi » : arrivée aux États-Unis (1949), diffusion de la macrobiotique, publication de « The Book of Do-In » (1979, Japan Publications)
Wikipédia (FR), consulté en août 2026 — « Do In » : rapprochement avec le shiatsu, classification en pseudoscience par la communauté scientifique selon l'article (article signalé insuffisamment sourcé depuis 2018)
France Compétences, recherche effectuée en août 2026 — Moteur de recherche des certifications : aucune fiche RNCP ou RS trouvée pour « Do-In »
Légifrance, Cour de cassation, chambre criminelle, 29 juin 2021, pourvoi n°20-83.292 — Texte intégral ; Code de la santé publique, articles L.4321-1 et R.4321-1 à R.4321-3
Données Paralib (taxonomie interne et fiches praticiens) — spécialité « Do-In » (id 2147), rattachée à l'activité parente « Shiatsu » (id 2051, déjà publiée) ; échantillon de fiches praticiens consulté pour vérifier que le Do-In est proposé exclusivement par des praticiens de shiatsu
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En bref
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