En quoi consiste cette pratique
Le terme japonais « Do-In » (道引, parfois transcrit « Dō-in ») reprend directement les caractères du chinois Dao Yin (導引), une notion de la médecine taoïste ancienne dont des traces écrites figurent dans des textes médicaux chinois classiques comme le Huangdi Neijing[1]. Le Dao Yin serait arrivé au Japon aux alentours du Ve siècle, où les caractères ont été conservés à l'identique pour en marquer la filiation[1]. La pratique associe des étirements et mouvements inspirés de danses anciennes, des exercices respiratoires, des postures de relâchement au sol, de l'automassage et de la méditation, dans le but déclaré de favoriser la circulation du Ki (l'énergie, selon les médecines traditionnelles asiatiques) et la détente du corps[1][2].
La distinction essentielle avec le shiatsu, avec lequel le Do-In partage son vocabulaire (méridiens, pressions), tient dans la manière de le pratiquer : le shiatsu se reçoit, d'un praticien à un receveur, tandis que le Do-In « se pratique par soi-même, sur soi-même »[2]. Shizuto Masunaga (1925-1981), fondateur du courant du Zen Shiatsu et de l'institut Iokai à Tokyo, décrivait le Do-In comme un ensemble de pratiques destinées à faire circuler l'énergie dans tout le corps au moyen de la respiration et du mouvement[2][3]. En Occident, sa diffusion doit beaucoup à l'enseignant japonais Michio Kushi (1926-2014), qui a contribué à introduire la macrobiotique moderne aux États-Unis à partir de 1949 et publié en 1979 The Book of Do-In (Japan Publications)[4].
À qui elle s'adresse
Le Do-In est proposé comme une pratique de bien-être et de détente à pratiquer soi-même : gestion du stress, relâchement corporel, prise de conscience de sa respiration et de ses tensions. Il ne s'agit ni d'un diagnostic ni d'un traitement d'une pathologie. Aucune étude scientifique consacrée spécifiquement au Do-In n'a été identifiée dans les sources consultées pour cette page ; les données disponibles sur son efficacité proviennent essentiellement des organismes qui l'enseignent, non d'une évaluation indépendante. L'article que lui consacre Wikipédia en français le rapproche du shiatsu et le signale comme relevant, selon lui, d'une pseudoscience aux yeux de la communauté scientifique — une classification à lire avec la prudence que commande le fait que cet article est lui-même signalé, depuis 2018, comme insuffisamment sourcé[5].
Comment ça se pratique
Sur Paralib, le Do-In est proposé exclusivement par des praticiens formés au shiatsu, le plus souvent comme un complément à leurs séances : soit intégré à une séance de shiatsu pour transmettre des mouvements à reproduire ensuite chez soi, soit sous forme d'ateliers ou de cours collectifs dédiés à l'apprentissage de la pratique. Aucun matériel ni tenue particulière n'est nécessaire : les exercices peuvent se pratiquer chez soi, au bureau ou ailleurs, adaptés au temps et aux besoins de chacun[2]. Durée, format (individuel ou en groupe) et tarif varient selon le praticien : ces informations sont indiquées sur chacune des fiches des praticiens Paralib référencés ci-dessous.
Cadre et qualification
Aucune certification RNCP ou RS spécifique au Do-In n'a été identifiée dans le registre officiel de France Compétences[6]. La pratique n'est pas enseignée comme une discipline autonome mais transmise dans le cadre de cursus de formation au shiatsu, à l'image de la Fédération Française de Shiatsu Traditionnel (FFST) ou des écoles se réclamant du Zen Shiatsu de Masunaga. Les praticiens Paralib qui la proposent sont, sans exception observée, des praticiens de shiatsu formés par ailleurs à cette discipline.
Le Do-In se pratiquant sur soi-même et non administré par un tiers, il ne relève pas du cadre réglementaire des massages donnés par un professionnel (monopole des masseurs-kinésithérapeutes recentré sur les seuls actes à visée thérapeutique depuis la loi n°2016-41 du 26 janvier 2016, articles L.4321-1 et R.4321-1 à R.4321-3 du code de la santé publique[7]) : cette question ne se pose pas de la même manière que pour un massage reçu d'un praticien, à l'image du shiatsu dont le Do-In est issu.
Praticiens Paralib
Retrouvez ci-dessous les praticiens Paralib proposant le Do-In, tous formés par ailleurs au shiatsu, avec leurs coordonnées, leurs autres spécialités et les avis de leurs clients.
Questions fréquentes
Mention de prudence santé
Le Do-In est une pratique de bien-être et ne remplace pas un avis médical. En cas de symptôme ou de pathologie, consultez un médecin.
Voir aussi
Le Do-In est l'une des pratiques transmises par les praticiens de shiatsu Paralib : Shiatsu. À ne pas confondre avec : Médecine traditionnelle chinoise, Qi Gong.