En quoi consiste cette pratique
La gemmothérapie utilise des macérats obtenus à partir de tissus embryonnaires frais de plantes, arbres et arbustes : bourgeons, jeunes pousses et radicelles. Elle trouve son origine dans les travaux du médecin belge Pol Henry (1918-1988), qui étend à la fin des années 1950 et durant les années 1960 au règne végétal une idée développée par son confrère suisse Paul Niehans sur les cellules embryonnaires d'origine animale : il nomme sa méthode « phytoembryothérapie ». C'est l'homéopathe français Max Tétau qui la rebaptise « gemmothérapie » dans les années 1970, du latin gemma, qui désigne à la fois le bourgeon et la pierre précieuse.
Selon les praticiens de cette approche, le bourgeon et la jeune pousse concentreraient une « énergie informative » du végétal en croissance, plus riche que celle de la plante adulte utilisée en phytothérapie classique — une affirmation qui relève de la théorie propre à la discipline et n'a pas été démontrée scientifiquement (voir plus bas).
Sur le plan de la fabrication, la Pharmacopée française codifie un procédé de préparation : les bourgeons frais sont broyés puis macérés dans un solvant à parts égales d'eau, d'alcool et de glycérine végétale, avant filtration et dilution — ce qui donne le « macérat glycériné 1DH », selon la terminologie et le dosage encadrés par la Pharmacopée. Ce mode de préparation, proche de celui d'une teinture-mère, place le macérat glycériné dans la même famille de procédés que les biothérapies homéopathiques, selon l'encyclopédie collaborative de professionnels de santé Wikiphyto ; un « macérat concentré », obtenu sans cette dilution, existe également depuis 1995.



