En quoi consiste cette pratique
Le Touch for Health est mis au point au début des années 1970 par le chiropracteur américain John Thie, formé auprès de George Goodheart, le chiropracteur qui développe en 1964 la « kinésiologie appliquée ». Thie en tire une version simplifiée, pensée pour être transmise hors du cadre clinique à des non-professionnels de santé, et publie en 1973 l'ouvrage fondateur Touch for Health. Il crée en 1975 la Touch for Health Foundation, avant que la diffusion de la méthode ne se structure au niveau international autour de deux organisations : la Touch For Health Kinesiology Association (TFHKA), constituée aux États-Unis en 1990, et l'International Kinesiology College (IKC), qui fixe depuis les standards de formation dans les pays où la méthode est enseignée, dont la France.
Le principe reste celui de la kinésiologie appliquée dont le Touch for Health est issu : le praticien teste la résistance ou le relâchement d'un muscle chez la personne, chacun des muscles testés étant mis en correspondance avec l'un des quatorze méridiens d'acupuncture de la médecine chinoise. Un muscle jugé « faible » au test est interprété comme le signe d'un déséquilibre sur le méridien associé ; le praticien propose alors des techniques dites de rééquilibrage : stimulation de points neuro-lymphatiques ou neuro-vasculaires, pression sur des points d'acupression, mouvements croisés. Cette correspondance entre muscles et méridiens n'a pas de fondement reconnu en physiologie : comme le documente la page Paralib consacrée à la kinésiologie, le rapport d'expertise de l'Inserm publié en mai 2017 conclut que les études disponibles sur la validité et la fiabilité du test musculaire manuel — l'outil central commun à toutes les formes de kinésiologie, y compris le Touch for Health dont elles sont pour la plupart issues — « ne sont pas convaincantes » et que ce test « semble peu reproductible ».





