En quoi consiste la psychologie clinique

Le psychologue est un professionnel non médecin, titulaire d'un diplôme universitaire de niveau master en psychologie comprenant un stage professionnel, dont l'usage du titre est réservé par la loi aux personnes remplissant cette condition. Sa pratique repose sur l'entretien clinique et l'évaluation psychologique (bilans, tests), avec pour objectif de comprendre le fonctionnement psychique d'une personne et de l'accompagner face à une difficulté. Selon les cas, cet accompagnement peut prendre la forme d'un suivi psychothérapeutique — un champ qui recoupe, sans s'y confondre entièrement, le titre distinct et séparément réglementé de « psychothérapeute » (voir plus bas).

À qui elle s'adresse

Le seul repère institutionnel précis identifié sur les motifs de consultation provient des critères d'éligibilité du dispositif public de remboursement « Mon soutien psy » : chez l'adulte, une souffrance psychique, des troubles anxieux ou dépressifs légers à modérés, ou un mésusage de tabac, d'alcool ou de cannabis ; chez l'enfant et l'adolescent de 3 à 17 ans, un mal-être ou une souffrance psychique. Ces critères définissent l'accès à un dispositif de remboursement précis, pas l'ensemble du champ de la psychologie clinique, dont la pratique en cabinet libéral ou en institution dépasse ce périmètre. Un psychologue n'est pas médecin : il ne pose pas de diagnostic médical et ne prescrit pas de médicaments, à la différence du psychiatre.

Comment se déroule une consultation

Une consultation de psychologie clinique prend le plus souvent la forme d'un entretien individuel, parfois complété par des bilans ou tests psychologiques selon la situation. Aucune source institutionnelle consultée ne précise de durée type de séance : ce point n'est donc pas indiqué ici plutôt que de reprendre un chiffre non vérifié. La fréquence et le nombre de séances varient selon la demande de la personne et l'évaluation faite par le praticien.

Cadre et niveau de reconnaissance

« Psychologue » est un titre protégé par la loi depuis 1985 : l'article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 en réserve l'usage aux titulaires d'un diplôme, certificat ou titre figurant sur une liste fixée par décret en Conseil d'État — dans les faits, un master en psychologie comportant un stage professionnel, dont la liste des diplômes reconnus est précisée par le décret n° 90-255 du 22 mars 1990. Les psychologues doivent faire enregistrer leur diplôme, sans frais, auprès de l'agence régionale de santé (ARS). Cet enregistrement se faisait historiquement au répertoire ADELI ; depuis le 3 juin 2024, les psychologues ont basculé vers le Répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS), qui remplace progressivement ADELI.

Contrairement à de nombreuses professions de santé réglementées, il n'existe pas, à ce jour, d'Ordre professionnel des psychologues en France. Des propositions de loi pour en créer un ont été déposées (la dernière en mai 2024), sans aboutir ; des organisations professionnelles majoritaires, comme la Fédération française des psychologues et de psychologie (FFPP), s'opposent d'ailleurs à sa création et défendent une régulation par un code de déontologie — celui de 2021, coécrit par une vingtaine d'organisations dont la FFPP, le Syndicat national des psychologues (SNP) et le Comité national consultatif de déontologie des psychologues (CNCDP). Le secret professionnel du psychologue n'est pas énoncé dans la loi de 1985 elle-même : il s'applique par le biais de l'article 226-13 du code pénal, qui sanctionne la révélation d'une information à caractère secret par toute personne qui en est dépositaire par état ou par profession — un point confirmé par le ministère de la Santé dans une réponse à une question parlementaire (2023).

Le titre de psychologue est à distinguer de deux autres titres avec lesquels il est souvent confondu. Le psychiatre est un médecin, seul habilité à poser un diagnostic médical et à prescrire des médicaments. Le psychothérapeute est un troisième titre, également protégé mais par un texte distinct — le décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 — qui impose une inscription séparée sur un registre national tenu par l'ARS, y compris pour un psychologue déjà diplômé.

Remboursement : le dispositif Mon soutien psy

Les séances réalisées auprès d'un psychologue ne sont, en dehors de tout dispositif spécifique, pas prises en charge par l'Assurance Maladie. Le dispositif public « Mon soutien psy » permet toutefois un remboursement partiel, sous conditions : le psychologue consulté doit être conventionné avec l'Assurance Maladie dans le cadre de ce dispositif, pour un tarif conventionné de 50 € par séance, remboursé à 60 % par l'Assurance Maladie (le solde pouvant être pris en charge par une complémentaire santé), dans la limite de 12 séances par année civile. Le tiers payant est obligatoire pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, de l'aide médicale de l'État, d'une affection de longue durée non psychiatrique, d'une prise en charge maternité ou d'un accident du travail. En dehors de ce dispositif, certaines mutuelles proposent des forfaits « bien-être » ou « soutien psychologique » pouvant couvrir une partie du coût des séances, selon les contrats.

Ces informations sont données à titre informatif et ne remplacent pas un avis médical. En cas de souffrance psychique importante, de trouble psychiatrique avéré, ou d'idées suicidaires, consultez un médecin, un psychiatre, ou un service d'urgence.