Technique · Psychopratique / psychothérapie

Thérapies cognitivo-comportementales (TCC)

Une approche psychothérapeutique structurée, centrée sur les liens entre pensées, émotions et comportements, recommandée par la HAS et l'Inserm dans le trouble panique, le TOC, les phobies ou l'état de stress post-traumatique — pratiquée en priorité par des psychologues, psychiatres ou psychothérapeutes dont le titre est protégé par la loi.

245 praticiens référencéspraticiens
189 communes couvertescommunes
65 € tarif médiantarif médian
60 min durée la plus courantedurée courante

En quoi consiste cette pratique

Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont des psychothérapies structurées qui se sont d'abord appuyées sur les théories de l'apprentissage (conditionnement), puis sur les théories cognitives du fonctionnement psychologique, en particulier le modèle du traitement de l'information. Selon l'expertise collective de l'Inserm consacrée aux psychothérapies (2004), l'étape préalable est « l'analyse des relations entre les "comportements-problèmes", les pensées, les émotions et l'environnement social et physique » ; le thérapeute adapte ensuite au patient différentes techniques issues de cette approche. La relation thérapeutique se fonde sur « l'ici et maintenant », la sélection avec le patient de problèmes concrets à résoudre, et une démarche établie en commun : segmentation de la difficulté en étapes à affronter, valorisation des comportements positifs par le thérapeute.

Les TCC se sont développées en France à partir des années 1970, d'abord par l'intermédiaire d'associations privées assurant une formation initiale et continue (ateliers, congrès), puis, depuis plusieurs décennies, par des diplômes universitaires validant un enseignement théorique de plusieurs années, complété par la supervision de cas cliniques et la réalisation d'un mémoire. Ces formations s'adressent aux psychiatres, médecins généralistes, psychologues, infirmiers spécialisés en psychiatrie et à certaines professions paramédicales — l'Inserm ne les décrit pas comme ouvertes sans distinction à toute personne, quel que soit son parcours initial.

L'Association Française de Thérapie Comportementale et Cognitive (AFTCC), association loi 1901 fondée en 1971 par des médecins et des psychologues, se présente comme la plus importante association française de thérapeutes TCC par le nombre de ses adhérents. Elle a pour objet de promouvoir la pratique, l'enseignement et la recherche en TCC, publie une revue scientifique (Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive) et est affiliée à l'association européenne EABCT (European Association for Behavioural and Cognitive Therapies). Il s'agit d'une association professionnelle et non d'un ordre ou d'une autorité publique : son affiliation ne constitue pas en elle-même une garantie de diplôme réglementé (voir la section Cadre et niveau de reconnaissance).

À qui elle s'adresse

Les TCC s'adressent à des personnes présentant des difficultés psychologiques concrètes et bien définies : troubles anxieux (trouble panique, anxiété généralisée, phobies, trouble obsessionnel compulsif), troubles dépressifs, état de stress post-traumatique, ou encore troubles du comportement alimentaire, selon les indications détaillées par la Haute Autorité de Santé (HAS) et l'Inserm. Elles ne se substituent pas à un diagnostic ou à un suivi médical : en cas de trouble psychologique persistant, de risque suicidaire ou de pathologie diagnostiquée, la consultation d'un médecin, d'un psychiatre ou d'un psychologue reste la démarche appropriée.

Comment se déroule une séance

Limite assumée pour cette page : aucune base de données Paralib n'était accessible au moment de la rédaction (ni database/database.sqlite, ni snapshot dans database/seeders/data/, volontairement non versionné pour des raisons de RGPD) — la description ci-dessous reste donc générale, sourcée aux références institutionnelles, sans qu'aucune durée ou tarif « donnée Paralib » n'ait été inventé ou recyclé d'un comptage antérieur.

Au cabinet 60 à 80 €
En visioconférence médiane 65 €
À domicile médiane 55 €

Selon l'Inserm, les TCC se pratiquent en règle générale sur une base de 10 à 25 séances, d'une durée variant de 45 minutes à 3 heures selon les troubles traités. Le guide de la HAS sur les troubles anxieux graves précise, pour le trouble panique et le trouble obsessionnel compulsif, une durée optimale de 12 à 25 séances d'environ 45 minutes. La démarche est structurée dès les premières séances autour d'objectifs concrets définis avec le patient, avec un travail entre les séances (exercices, auto-observation) fréquemment proposé.

Vigilance et repères

Le rapport d'activité 2022-2024 de la Miviludes, dans sa partie consacrée aux effets indésirables possibles de la psychothérapie en général, mentionne qu'un phénomène de suicidalité peut, dans de rares situations, se déclarer secondairement à la pratique de la thérapie cognitive et comportementale, en citant une étude scientifique (Schermuly-Haupt et coll., 2018) répertoriant les effets indésirables observés dans plusieurs approches psychothérapeutiques. Cette observation est présentée par le rapport comme un rappel de la complexité de tout acte psychothérapeutique — quelle que soit l'approche — et de l'importance d'un encadrement par un professionnel qualifié, plutôt que comme une mise en cause spécifique des TCC : la Miviludes conclut d'ailleurs cette section en rappelant que l'exercice de la psychothérapie doit rester réservé aux titulaires du titre de psychothérapeute (psychologues ou psychiatres), au même titre que l'acte médical est protégé et encadré par la loi.

Au-delà de ce point, ni l'Inserm (2004) ni la HAS (2007) ne relèvent, dans les études qu'ils ont analysées, l'apparition de nouveaux symptômes venant se substituer à ceux pris en charge par la TCC. Point de repère utile pour un patient : vérifier le titre et l'inscription au registre (psychologue, psychiatre, psychothérapeute) du professionnel consulté plutôt que de se fier à la seule mention « TCC » sur une plaque professionnelle.

Efficacité : ce qu'en dit la littérature scientifique

L'expertise collective de l'Inserm (2004), qui a analysé environ 1 000 articles de la littérature scientifique internationale, conclut que l'efficacité des TCC est la mieux établie, en association ou non à un traitement médicamenteux, dans le trouble panique et le trouble anxieux généralisé ; elles sont également efficaces dans l'état de stress post-traumatique, les troubles obsessionnels compulsifs, les phobies sociales et diverses phobies spécifiques. Pour les troubles dépressifs d'intensité légère à moyenne suivis en ambulatoire, les thérapies cognitives se sont montrées plus efficaces que les traitements antidépresseurs seuls dans les études analysées ; pour les troubles dépressifs majeurs chez des patients hospitalisés sous antidépresseurs, les TCC sont efficaces et supérieures, dans les études comparatives retenues, à l'approche psychodynamique. Dans la boulimie, les TCC (associées ou non à un traitement médicamenteux) ont montré leur efficacité ; dans l'anorexie mentale en revanche, l'approche cognitivo-comportementale n'a pas montré d'efficacité sur les symptômes eux-mêmes, seulement une présomption d'efficacité pour la prévention des rechutes. La HAS confirme, dans son guide de 2007 sur les troubles anxieux graves, les TCC comme traitement de choix du trouble panique et du trouble obsessionnel compulsif, et comme une option thérapeutique validée pour l'état de stress post-traumatique (concurremment à l'EMDR) et l'anxiété généralisée.

Remboursement et financement

Une séance de TCC n'est pas remboursée en tant que telle par l'Assurance Maladie : le remboursement dépend du statut du professionnel consulté, non de la méthode employée. Un psychiatre conventionné est remboursé comme toute consultation médicale. Un psychologue partenaire du dispositif « Mon soutien psy » ouvre droit, depuis son extension, à un remboursement à 60 % par l'Assurance Maladie de séances au tarif de 50 €, dans la limite de 12 séances par année civile (la première étant un entretien d'évaluation), pour des personnes dès l'âge de 3 ans présentant une souffrance psychologique d'intensité légère à modérée ; ce remboursement ne concerne que les psychologues partenaires du dispositif, pas les autres intervenants non réglementés. Certaines mutuelles proposent, en complément, des forfaits « médecines douces » ou « soutien psychologique » à vérifier auprès de son organisme.

Questions fréquentes

Non, pas en tant que telles : il s'agit d'une approche thérapeutique, pas d'un métier autonome. Elle est pratiquée principalement par des psychologues, psychiatres ou psychothérapeutes dont le titre, lui, est protégé par la loi (décret n°2010-534 du 20 mai 2010 pour le titre de psychothérapeute). Aucune certification RNCP/RS propre à un métier de « praticien TCC » n'a été identifiée au registre officiel de France Compétences.

dès 15 € 245 praticiens · 189 communes
Voir les praticiens